Semaine du 02 février 2012  -  N° 5

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Rubriques - Les Gens - Chrystel Ière, ambassadrice suisse de la coiffure

Chrystel Ière, ambassadrice suisse de la coiffure

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Propriétaire du salon Avant-Garde, Chrystel Surdez, 36 ans, diffuse depuis quatre ans son savoir-faire à l’échelle nationale. La voilà prête à s’exporter

Chrystel Surdez dans son salon Avant-Garde au Noirmont«On m’a sélectionnée par rapport à mes capacités de pouvoir présenter facilement sur scène». Rayonnante au sein de son salon Avant-Garde au Noirmont, Chrystel Surdez jubile encore d’avoir été choisie. Démonstratrice pour la Suisse au sein du groupe L’Oréal, elle participera le 19 avril à un show d’envergure au Luxembourg. A l’échelle internationale, cette fois-ci, elle présentera les tendances actuelles de la coiffure. Ce qui fera d’elle la première ambassadrice helvétique de la profession. De quoi ouvrir des portes à ses compatriotes: «On m’a dit que j’étais la première exportée, et que je portais lourd sur mes épaules. Parce que si je passe bien, les autres passeront derrière...»

Petit frère modèle

L’événement est certes d’importance pour cette jeune Noirmonnière passionnée. Car Chrystel travaille la matière capillaire depuis ses huit ans, sans même avoir fait ses preuves sur les cheveux en nylon des barbies. «Je coupais les cheveux de mon petit frère, et je tenais déjà les ciseaux de la façon juste. Et vers 10 ans, j’allais tous les samedis laver des bigoudis dans un salon. J’aimais vraiment ça!» A fleur d’adresse et de créativité, le choix professionnel est donc vite fait à l’adolescence. Et au terme de son apprentissage à Saignelégier, la jeune fille obtient son CFC en toute beauté. Première du canton dans sa volée!

A l’avant-garde

Au salon Dessange à La Chauxde- Fonds, puis chez Jean-Louis David à Berne, Chrystel parfait son bagage technique. Elle fraye dès lors avec le summum de l’avant-garde, dûment conseillée par des pointures: «J’ai fait pas mal de stages à Paris. J’ai forgé mes armes, et appris à avoir confiance en moi». En 1996, la jeune fille a soif d’indépendance: «Je n’avais plus envie de travailler pour un patron. Je voulais voler de mes propres ailes». Coiffeuse itinérante durant trois ans, la jeune femme se sent d’aplomb pour ouvrir un commerce fixe. En accord avec son époux Gilles, elle bâtit Avant-Garde Coiffure. Pimpant, bien géré, le salon prend peu à peu de l’essor: «J’ai commencé avec une employée, et maintenant on est six. J’ai deux coiffeuses à 100% et trois apprenties ».

Bel univers

Manager comblée et avant-gardiste, Chrystel évolue depuis quatre ans dans l’univers glamour desWorkshow. Un genre de démo aussi chic que didactique, où d’habiles coiffeurs diffusent l’ampleur de leur savoir-faire. «On a été formé pour transmettre. Et là on explique les coupes qu’on fait, les colorations, les bons gestes...» Dans une ambiance Dior ou Chanel, des astuces techniques sont livrées aux confrères moins chevronnés, avec informations sur les dernières tendances. «Il faut vraiment savoir tout donner et avec des mots clairs. Quand je sors de scène je suis flagada!»

Entre ange et démon

Au Luxembourg, dans une immense discothèque de la capitale, la jeune coiffeuse devra réaliser deux coupes et deux coiffages. Sur le thème Sweet Rebellion (douce rébellion), et face à des centaines de personnes. Si tout se déroule au mieux pour Chrystel, la coiffure suisse sera enfin reconnue sur le plan international. Bonne chance à elle!/sdn

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