Semaine du 02 février 2012  -  N° 5

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Rubriques - Les Gens - Manon Grandjean-Bälli, artiste sereine et spontanée

Manon Grandjean-Bälli, artiste sereine et spontanée

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Artiste autodidacte, Manon Grandjean-Bälli peint à l’huile, sans pour autant snober d’autres techniques. Elle expose en ce moment à l’Envol à Tramelan

Portée sur la peinture à l’huile, Manon Grandjean-Bälli s’essaie parfois à l’art abstrait«Je n’ai pas vraiment de ligne. Je peins suivant mes envies...» Artiste autodidacte, Manon Grandjean-Bälli retouche spontanément une création abstraite, bien différente des travaux qu’elle expose depuis peu à l’Envol de Tramelan. Férue de peinture à l’huile et de figuratif, la Breulotière aime aussi sortir de ses sentiers battus. Son seul credo artistique: conférer optimisme et sérénité à tout observateur: «Je n’aime pas les tableaux qui agressent. Je préfère montrer quelque chose qui apaise».
Premiers musées
Douée en dessin depuis la maternelle, Manon Grandjean-Bälli a aussi de qui tenir. Sa maman détenait une ardente fibre culturelle, et ce n’est pas un hasard si elle lui a donné le prénom de quelques célèbres héroïnes. «Elle s’intéressait à l’opéra, à la littérature, et elle aimait beaucoup les musées». Durant son enfance, la petite biennoise se laisse guider vers d’attractifs lieux artistiques.
Le rêve des Beaux-Arts
«Je voulais faire les Beaux-Arts, mais onm’a dit que ce n’était pas un métier. En tous cas pas du sérieux! » Les milieux artistiques souffrent certes depuis toujours d’une réputation bohème. Ce qui ne plaît guère au papa terre-à-terre. La générosité de l’artiste se transpose alors en quelque sorte, et la jeune fille tente la filière paramédicale. «Il faillait bien faire quelque chose, et je me suis dit que c’était plutôt bien de soigner les gens. Mais c’était pas une passion». L’opportunité d’un job créatif s’offre pourtant bien vite à cette aide-soignante peu convaincue. «Je suis tombée sur une petite annonce. On cherchait quelqu’un qui savait dessiner. C’était pour de la photogravure». Abel Vettard, propriétaire de l’atelier, deviendra quelque peu son pygmalion: «Il m’a tout appris! Il trouvait que j’avais des qualités dans le domaine et ilm’a poussé à les développer.» Au fil de quelques autres expériences, la jeune femme apprend aussi la peinture sur céramique et porcelaine.
Maman affairée
En 1986, Manon s’unit à Gilles Grandjean, jeune enseignant. Le couple s’installe d’emblée aux Breuleux. Maman très affairée de Naïc, Mehdi et Titian, la femme au foyer délaisse passablement ses palettes. Elle s’adonne tout au plus aux loisirs créatifs, et par intermittence. Ce n’est qu’en 2002 qu’elle reprend les pinceaux avec détermination. «Une amie m’a dit qu’il y avait des cours d’aquarelle à Saignelégier.Vu que je n’en n’avais jamais fait, je me suis dit pourquoi pas?» Au contact de l’artiste locale Josette Mercier, quelques leçons suffiront pour rallumer la passion. L’année suivante, un premier vernissage a lieu à l’Escabelle aux Breuleux.
Une dizaine d’expos
L’artiste breulotière a exposé depuis une dizaine de fois. Elle progresse en continu chez elle, où elle s’est aménagé un espace de création. Patiente et précise, elle y peint des paysages, des personnages, les sous-bois et ses acteurs fugaces; portée par cet état d’esprit en qerein qu’on lui prête. Aux cimaises de l’Envol, elle présente 28oeuvres récentes. La plupart sont des toiles à l’huile, son support de prédilection. Et parmi une floraison chatoyante, une colombe diaphane s’est d’emblée démarquée. Telle une douce messagère de la paix.../sdn
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