«Mon style est difficile
à définir,
parce que je suis
entre l’abstrait et
le figuratif. Je suis
comme sur un espèce de fil entre
les deux. J’essaie juste de donner
quelques signes; sans trop aller
dans le détail». Artiste-peintre
aguerri, Alain Indermaur aime
entretenir une part de mystère.
Ses peintures portent les teintes
naturelles de l’eau, de la terre; ses
dessins des frontières insondables.
Et c’est dans une ambiance
quasi bohème qu’il accueille élèves
et intervenantsdanssesateliers.
De Donald en dragon«D’aussi loin que je me souvienne, je pouvais passer des soirées entières à dessiner. J’adorais ça!» Enfant de Saint-Imier où il nait en décembre 62, Alain Indermaur grandit avec la fibre artistique. Il dessine Donald et Mickey en tant qu’enfant, diablesses et dragons à l’adolescence. Peu enclin à reprendre la boucherie paternelle, il s’oriente vers la décoration. «C’est un métier quim’avait attiré parce qu’il y avait quand même un dessin à la base de tout projet. Un petit dessin qui donnera l’idée de ce que sera la réalisation définitive.» Un boulot plaisant, d’adéquation, qui comblera longtemps une partie de sa créativité.
Le flair de la belle-soeurEtabli à Bienne pour des raisons professionnelles, l’Imérien peint pour le plaisir. Un loisir récurrent mais sans ambition. En 1986, il se voit proposer une expo. Flashée par sa peinture, une belle-soeur médiatrice lui suggère une présentation collective. A la Préfecture de Courtelary, plus précisément. Alain Indermaur relève le défi. «On s’est donnés une année; ce qui fait que j’y ai travaillé pendant... une année! J’ai essayé des matières et des supports différents, mélangé plein de trucs. J’ai fait comme une petite cuisine de découvertes. » Mise sur pied en 1988, l’expo est une réussite totale. L’impact est phénoménal, inattendu, jouissif! «J’ai pratiquement tout vendu le soir du vernissage! J’exposais 25 tableaux, et j’en ai vendu 23! Du coup... Je comprenais pas trop ce qui m’arrivait. Mais il y avait aussi les critiques et les échanges avec des gens qui voyaient mon travail. Je me suis tout à fait plu dans ce monde-là.» Après ce coup d’essai façon coup de maître, l’artiste envisage d’emblée d’approfondir l’aspect technique. Suivent alors cinq ans de cours intensifs, dans l’atelier du plasticien biennois Diego Smaniotto: «On avait la possibilité d’avoir la clé de l’atelier, et j’y passais généralement tout mon samedi».
TransmettreEntre expo collectives et personnelles, Alain Indermaur fonde entre temps une famille, puis réemménage en Erguël. En 2003, il décide de transmettre son savoir. Il ouvre l’Atelier du Qu’Art, lieu de rencontres artistiques et d’expression personnelle: «C’était le grand saut. Il y avait d’une part l’envie de partager ma passion, mais aussi celle de retrouver une ambiance d’atelier. Parce qu’il y a toujours énormément d’échanges entre un prof et les élèves». Suite à une période de chômage, l’artiste cumule bon gré mal gré les jobs alimentaires. Peu satisfait, voire barbé, il remet sérieusement en question son devenir professionnel. «Maintenant, dans la décoration, c’est devenu très difficile de trouver du boulot. Mais il y avait l’atelier, ma peinture... Et c’est ce qui m’a parfois sauvé de la déprime totale». L’heure est donc au bis, et le second Atelier du Qu’Art s’ouvre dès le 3 mars aux élèves. Installé à Villeret dans l’immeuble d’une tantine, Alain Indermaur y donnera des cours à thèmes par modules. Et ceci au coeur d’une atmosphère version Montmartre.../sdn Par Salomé Di Nuccio
Depuis quelques semaines, elle est la première femme à présider la section Neuchâtel-Jura du Groupement des jeunes dirigeants (GJD). Hava Hasanagic en tire une légitime fierté, celle d’une...
Lire la suite...«Je raconte l’histoire d’une jeune fille. De ses trois ans jusqu’à ses trente ans. C’est basé sur ma vie personnelle, avec quelques parties fictives». Au coeur des décors fraîchement...
Lire la suite...Ils n’habitent pas à l’avenue du Grand Large ou à la rue de L’horizon mais dans une impasse d’un petit village ajoulot... Assez cocasse pour des amoureux des grands espaces et de...
Lire la suite...«On dit souvent qu’une vie d’homme ne suffit pas pour pouvoir visiter toute la Chine». Elève de 3e au Ceff Commerce à Saint-Imier, Dimitri Keller de Sorvilier s’est résolument mis au...
Lire la suite...«Je responsabilise énormément les gens, je les rebooste! Ce n’est pas parce qu’ils sont au chômage qu’ils valent moins que les autres». Convaincante jeune femme tramelote de 36 ans,...
Lire la suite...Les mots, les rêves, les histoires; la musique des phrases, ça lui a toujours parlé à Catherine. Aujourd’hui elle vient de sortir son septième ouvrage, un joli livre de contes destinés aux...
Lire la suite...