Semaine du 10 mai 2012  -  N° 19

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Rubriques - Les Gens - Sandra Farine

Sandra Farine

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Sandra Farine et un de ses patients«Je me rapproche de l’onde de l’animal pour lui parler». Employée à mi-temps dans un atelier de lunetterie delémontain, Sandra Farine de Saint-Brais communique avec toutes espèces d’animaux. Suivant sa propre méthode, elle se connecte à l’onde «Thêta», une fréquence qui lui permet d’entrer en télépathie avec eux. Une forme efficiente de méditation. «Une photome suffit.Mais avec le prénom de l’animal et du propriétaire, parce que je fais un lien quand je me mets en onde». Par ce biais, elle peut déceler la racine d’un problème, qu’il soit de nature physiologique ou comportemental. «On peut capter des infos en paroles comme en images». Pourquoi le caniche Lucky, si propre d’habitude, ne fait-il plus ses besoins dans sa caisse? Que ce soit avec chiens, chats, vaches, souris et autres calopsytes, la jeune femme communique depuis 2006 avec trois ou quatre animaux par semaine. Elle a soulagé différents maux, et même retracer des fugitifs.

  • S’entourer d’animaux

C’est chez elle, sur les hauteurs de Saint-Brais, que Sandra Farine travaille sur l’animal. Autour de la ferme rénovée, le cadre verdoyant se prête d’ailleurs fort bien. Elle et son époux Benoît y vivent entourés de trois labradors, trois cochons d’Inde, cinq lapins et un chaton. Pour obtenir de bons résultats en communication animale, le bien-être personnel est indispensable. A la manière de tout thérapeute, il convient de faire preuve d’empathie, tout en sachant se préserver, sans verser dans une compassion délétère. «Les gens qui prennent trop sur eux vont s’effondrer. On ressent parfois des choses qui ne sont pas faciles, ou qu’il faut savoir laisser à l’animal». Mais tout passe aussi par un amour inconditionnel de l’animal en général. Or, depuis sa prime enfance à Movelier, Sandra a grandi entourée de potes à pattes. «On avait une cobaye à l’école enfantine, et c’était moi qui la prenais tous les weekends ». Pendant sa formation commerciale, au Service cantonal des constructions à Delémont, Sandra se demande comment elle pourrait travailler avec les animaux. Le métier de vétérinaire ne la tente guère. «Je ne me voyais pas euthanasier ou faire des piqûres à un animal». L’agriculture ne l’inspire pas davantage. «Pour moi, c’était inimaginable d’envoyer un veau à la boucherie». Dans l’attente, interpellée par les médecines alternatives, la jeune femme suit une multitude de cours. Elle approche notamment le reiki et la lithothérapie.
Au fil de sa quête, Sandra tombe en mai 2006 sur un flyer. Elle apprend que Leïla Del Monte, une Américaine, donne un cours dans la région. «C’est une dame très connue dans le milieu de la communication animale». Par la suite, durant deux ans, la Jurassienne parcourra de nombreux kilomètres pour se former. En alternance entre l’Alsace et la Haute-Savoie, elle acquiert une technique ad hoc, tout en travaillant ses intuitions. «La connection animale est donnée à tout le monde, sauf qu’il faut savoir recréer ce contact qui existe depuis la nuit des temps, et qu’on a finalement laissé de côté». En 2006, au terme de sa formation, elle se lance illico, sans le moindre battage publicitaire. «Rien qu’avec le bouche-àoreilles! Les gens ont appris que je faisais ça, et on a commencé à me solliciter».
Aujourd’hui, Sandra est apte à communiquer avec n’importe quel animal.Même une mouche, du moment qu’on s’adapte à sa nature. «On aura juste des infos différentes». En ce sens, maints cas de figure se présentent. Et si les animaux domestiques lui facilitent généralement la tâche, ça se corse un peu avec les NAC (nouveaux animaux de compagnie). La jeune femme se souvient pourtant avec émotion d’un boa. «J’ai eu avec lui un contact incroyable... Avec plein d’infos!»

  • L’animal tel un miroir

En communiquant avec les bêtes, Sandra est parvenue à maintes constatations. Ce qui l’a menée à vouloir approfondir son travail, et à se spécialiser dans la kinésiologie animale. Ceci dans une approche psychosomatique à l’échelle humaine. Car selon le credo de cette thérapie, on ne se casse pas une jambe comme une patte par hasard. «Il y a un truc émotionnel derrière à sortir. En kinésiologie, on sait que tout ce qui est jambe se rapporte à avancer ».
En début d’année, Sandra a démarré une série de nouveaux cours. Elle a déjà reçu quelques animaux chez elle. «On fait des séances pour des problèmes émotionnels ou physiques». Dans ce contexte, le maître tient, paraît-il, un rôle fondamental. «J’utilise le compagnon-propriétaire comme transfert pour le corps pour avoir des infos. Et quand on est bloqués en séance, j’utilise la communication animale pour en savoir davantage sur le propriétaire». Les deux méthodes deviennent ainsi complémentaires. Sandra se basant sur le «lien émotionnel» entre maître et bête; puisque l’un captant les états d’âme de l’autre. «L’animal est éponge et miroir. Ce n’est pas pour rien s’il est avec telle ou telle personne. Il veut vraiment lui montrer quelque chose. Et ce qui ressort de l’animal correspond à la personne». En cas de surmenage humain, il arrive que Minou puisse se gratter jusqu’au sang. La plupart du temps, le maître en apprend pas mal sur lui-même... Et s’il lui était temps de régler une souffrance profonde? «Si c’est son animal qui le lui fait comprendre, la personne le fera plus volontiers que si ça doit venir d’elle-même». Merci à nos petits compagnons...

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