Semaine du 10 mai 2012  -  N° 19

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Rubriques - Le billet - Quotas

Quotas

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Cette semaine, je me fais des copines chez les féministes gauchos enflammées. Vous savez, celles qui trouvent scandaleux que je n’aie pas écrit « gauchoes ».

La sous-représentation des femmes en politique et dans l’économie, notamment au sein des conseils d’administration, est inacceptable. Elle a des causes variées qui vont de la motivation au machisme primaire. Des femmes (et des hommes) ont raison de la combattre.

Mais je soupire quand cette femme explique avec ferveur que des quotas féminins devraient être imposés partout : parité absolue.

Impossible ? Ben, c’est dans la même veine que Calmy-Rey qui a rejeté des hommes compétents pour la carrière diplomatique, en préférant une stricte égalité de candidates et de candidats. On pense aussi à Juste Leblanc (c'est Juste son prénom) qui serait meilleur candidat que Marlène Sasseur peu motivée ; néanmoins leur parti politique retient Marlène Sasseur sur la liste électorale, afin de respecter les quotas et de rameuter les suffrages féminins, sans faire courir de risque aux hommes en tête de liste.

Dans nos contrées, l’excès ne défend pas les droits des femmes. Il leur nuit. Quelle idiotie d’instiller dans les esprits qu’une femme occuperait une place à cause, non de ses compétences, mais de quotas.

Chaque fois que j’entends « quotas féminins », je pense à cette anecdote racontée par Bradbury1, l’écrivain américain soucieux de liberté. Il avait envoyé une pièce de sa composition à un théâtre d’une université. Celle-ci hésitait à la monter car elle ne comportait pas de personnages féminins. S’ils s’y risquaient, « les dames du campus qui militent pour l’égalité des droits fondraient sur eux avec des battes de base-ball ». Bradbury y voit une manière comme une autre de brûler les livres.

MERCUTIO

Et encore...