Semaine du 10 mai 2012  -  N° 19

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Rubriques - Le billet - Ding dong

Ding dong

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Dans l'agitation d'un vote, réfléchir est difficile. Les jours ont passé. Le 23 octobre 2011, le peuple jurassien a tranché : l'Espace Formation Emploi Jura (EFEJ) ne déménagera pas de Bassecourt à Courtételle.

La presse a critiqué le porteur du dossier. Les deux camps se sont mutuellement reproché leur communication, particulièrement au sujet du financement. En partie subventionnés, en partie destinés à l’achat de locaux d'une entreprise, 11 millions de francs ont paru élevés à des citoyens privés d'une baisse fiscale entraperçue. Un sentiment de précipitation, qui n'est jamais bonne conseillère, a été habilement exploité. Les derniers jours, un manque de clarté bruissait au café du Commerce. Il est aussi émotionnel que dévastateur sur les bulletins de vote.

Ces arguments et d'autres justifiaient ou pas ce sec refus populaire. Autre chose interpelle.

Avant le scrutin, un commentateur1 notait à raison que personne ne s'opposait à l'objectif : disposer d'ateliers pour les demandeurs d'emploi. Suivant une tendance inquiétante, le peuple s'est exprimé sans doute davantage sur la forme que sur le fond. Devant l'urne, combien d'entre nous avaient connaissance des besoins réels en locaux des demandeurs d'emploi ? Pas moi et je n'en suis pas fier.

Les citoyens de Courtételle et de Bassecourt semblaient, eux, connaître à merveille ces besoins, mais pas de la même manière : les premiers ont plébiscité le projet, les seconds l'ont laminé. Le soir du vote, on s'est réjoui du résultat ici et on l'a regretté là.

D’où une petite question : au lieu de déposer objectivement un « oui » ou un « non » dans l’urne, n’aurions-nous pas pris, à l’insu de notre plein gré, une grosse dose d’esprit de clocher ?

MERCUTIO

Et encore...