L’absence

La vie de couple, ce n’est pas vraiment évident et parfois, carrément «vraiment pas évident». Une simple inversion dans la phrase et le ménage peut être au bord du divorce. Quelqu’un oserait-il prétendre qu’il navigue en permanence sur une mer d’huile? Je le traiterais de menteur! Si vivre à deux est encore relativement facile, que dire de tous ces virages que prennent nos vies, souvent imposés, plus ou moins décidés; la belle-famille, l’acquisition ou la construction d’une maison, la belle-maman, l’arrivée ou non des enfants, la belle-mère, la situation financière, la belle-doche, les choix de travail, la belle-môômie... Pour souffler un peu, rien ne vaut l’éloignement. Pas trop, juste de quoi faire renaître le désir. Ah, ces téléphones où l’on pleure de chagrin (ou de rire, selon le nombre d’années vécues ensemble). Si le couple est dans la phase «vraiment pas évident», il est vrai que l’absence peut tout aussi bien contribuer à creuser davantage le fossé entre eux.

Selon moi, ils devraient avoir au moins l’ennui l’un de l’autre, qu’importe les années de vie commune. En fait, très amoureux ou non, cinq minutes après les retrouvailles, il peut arriver aussi qu’on se réjouisse déjà de son prochain voyage… non, j’exagère: après DIX minutes.

SignéCiboulette